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Affinité : comment les femmes se lient.

Les femmes sont généralement beaucoup plus motivées par leur besoin d’intimité et d’attachement dans une relation amoureuse que les hommes. La « zone de lien » chez une femme — c’est-à-dire la position qu’elle occupe sur l’échelle d’intimité et où elle a le plus de chances de se sentir à la fois rassurée et comblée — est très proche de l’extrémité de l’échelle (Attachement). C’est à ce point que la femme cherche à se situer par rapport à l’homme.

ZONE DE LIEN DES FEMMES

L’origine de cette tendance très forte que nous avons appelée le facteur d’Affinité s’enracine dans le vécu de la première enfance de la fille. Le monde de l’enfant est totalement centré sur la mère, et le bébé fille acquiert un sentiment de sécurité en restant lié à elle. L’intimité lui sera pour toujours associée. Autour de deux ans, le processus de développement de son identité propre s’amorce et le bébé fille commence à imiter sa mère, vue comme puissance magique. Là encore, elle apprend que la force découle de l’affiliation, du lien, de l’intimité. Au fur et à mesure qu’elle grandit, une fille garde en mémoire le souvenir bien ancré et durable de ce lien idéal ou de la profondeur de cette intimité. Lorsque les jeunes filles deviennent des femmes, même si elles sont très sûres d’elles ou veulent assumer une vie professionnelle, les sentiments de sécurité si fortement associés au lien à la mère subsistent dans leur inconscient où ils exercent une influence déterminante. Ce vécu du premier âge est la base même du facteur d’Affinité et constitue l’élément fort qui rend si importantes pour une femme l’intimité et l’union. Néanmoins, cela ne signifie pas pour autant que le désir d’intimité constitue toujours la motivation première dans la vie d’une femme. Lorsqu’elle entre dans la période d’adolescence et atteint l’âge adulte, l’indépendance et la réalisation de soi deviennent de plus en plus importantes à ses yeux; et ces deux données peuvent être aussi essentielles pour une femme que pour un homme. Mais, même si le besoin d’attachement peut rester en sommeil pendant ces périodes de grande réussite, il n’est en fait jamais perdu et ne perd pas non plus son pouvoir actif. Parce qu’une femme associe sécurité et lien affectif, la séparation et la solitude sont pour elle synonymes d’une perte de sécurité et, de ce fait, représentent des situations menaçantes. Beaucoup de femmes, lorsqu’elles ne vivent pas un rapport affectif, considèrent cela comme un état négatif et effrayant ; elles craignent alors de ne jamais ressentir à nouveau la chaleur et la sécurité auxquelles elles attachent tant de valeur. Polarité : comment les hommes se lient. Les femmes, aujourd’hui, pensent que les hommes ont peur de s’engager. Elles ont l’impression qu’ils hésitent à assumer les demandes émotionnelles qu’implique un rapport affectif. Elles pensent que leur ambivalence est un facteur négatif et dénote chez eux de la faiblesse, de l’indécision, voire une incapacité à aimer pleinement et durablement. Qu’une femme soit célibataire ou qu’elle ait été mariée au même homme pendant des années importe peu, car il y a de fortes chances qu’elle se soit trouvée confrontée au mécanisme attrait/retrait d’un homme : parfois, fortement attiré par elle, il se montre sentimental et aimant; puis il s’éloigne lorsque l’intensité émotionnelle devient trop forte. Cela provoque chez la femme une confusion extrême, du ressentiment, et la rend malheureuse. Pourquoi les hommes se comportent-ils ainsi? Il existe un processus ou une force souterraine puissante qui explique cette façon d’agir des hommes, souvent exaspérante. Ce n’est ni de la faiblesse, ni de l’indécision, ni même une incapacité à aimer. Cette oscillation entre intimité et séparation est plutôt une loi fondamentale de la psychologie masculine. Nous avons choisi d’appeler cet axiome du comportement masculin le facteur de Polarité, et lui aussi trouve son origine dans le vécu de l’enfance. De même que les filles, les garçons établissent un lien de dépendance incroyable à leur mère. Mais, tandis que les filles restent en étroite symbiose avec leur mère, quelque chose de très différent commence à se produire chez les garçons vers l’âge de deux ans : ils deviennent lentement conscients de ne pas ressembler à leur mère mais d’être davantage à l’image de leur père. Les garçons sont alors obligés de se séparer de la mère et de prendre modèle sur le père. Les garçons apprennent très tôt que l’autonomie est au cœur de la masculinité. Cette pulsion vers l’indépendance pousse les garçons, et, plus tard, les hommes, dans une direction tandis que leur besoin moins évident mais néanmoins puissant qu’on prenne soin d’eux les entraîne dans une autre. Ces forces opposées créent chez l’homme un schéma d’oscillation : il a tendance à se déplacer sans cesse entre les deux pôles : État de séparation et Attachement. D’où l’emploi du terme :

Polarité. Visualisons le comportement d’un homme en quête d’intimité

ZONE MASCULINE DE LIEN

Les hommes sont pris entre un désir d’Attachement et d’intense intimité (voir l’extrémité droite de la ligne) et une envie de Séparation et d’autonomie (à gauche de la figure). Ils se sentent insécurisés s’ils restent dans l’une de ces deux positions extrêmes pendant un certain temps. Lorsque les hommes atteignent le point d’Attachement, ils éprouvent des angoisses d’étouffement et de faiblesse. A l’inverse, lorsqu’ils vont trop loin dans la direction de l’État de séparation, ils commencent à ressentir des peurs subtiles mais néanmoins harcelantes d’être abandonnés et seuls. Les hommes se sentent plus à l’aise et plus disposés à se lier lorsqu’ils se trouvent approximativement au milieu de l’échelle d’intimité. Si l’on compare cette position à la zone de lien idéale d’une femme, il apparaît clairement qu’il existe là un potentiel de conflit entre ce que veulent les femmes et ce à quoi aspirent les hommes.